Il est plus difficile d'être un honnête homme huit jours qu'un héros un quart d'heure.
Renard (Jules)
La Provence.com
Alpes : elle plonge et sauve un enfant de la noyade
Publié le mercredi 06 avril 2011 à 10H58
Carol à plongé dans le canal d'irrigation où un enfant avait glissé
C'est à cet endroit, là où le canal plonge sous la route, que l'enfant et Carol Ravaz ont été secourus, hier, vers 13h15.
Photo E.F.
Élève de CM1, ce jeune garçon est autorisé à se rendre à pieds à l'école avec un camarade, deux fois par semaine, au retour de la pause déjeuner. Du village de Villeneuve à l'école, le trajet ne prend pas dix minutes. Mais hier, le drame a été évité de justesse.
Au bas du chemin des Écoliers, avec son ami, ils décident de faire un crochet et de longer le canal d'irrigation "J'ai glissé. J'ai dit à mon copain de prévenir le maître (l'école est à moins de 100 mètres en contrebas, NDLR) mais il est remonté chercher mes parents". Une femme, témoin de la situation essaie d'arrêter les automobilistes, à proximité. Carol Ravaz est en route pour amener sa fillette à la maternelle. "Cette femme m'a dit qu'un enfant était tombé à l'eau et qu'il n'allait pas tenir longtemps. Je me suis garée, j'ai laissé ma fille attachée dans la voiture et j'ai sauté. Je n'ai pas réfléchi: si c'était ma fille qui tombait, je voudrais que quelqu'un saute".
Un siphon
Cramponné à des herbes, l'enfant se trouve au bout du canal, avant qu'il ne plonge sous la route. "Il y avait un courant horrible
" glisse le garçon qui, dans son jogging du club de foot de Villeneuve, se remet de ses émotions en jouant sur sa console vidéo. Oui, il a eu peur. "On a eu de la chance qu'il sache nager et qu'il fasse de la plongée en apnée" glisse Natalys Giraud, sa maman, encore tremblante. Car dans l'eau, Carol Ravaz se rend compte que le courant l'emporte également. "Je n'avais pas pied, mon pull me gênait, je n'arrivais pas à l'aider. Moi aussi, j'ai failli mourir
Heureusement qu'une femme m'a envoyé un sac auquel j'ai pu me tenir, j'ai pu me stabiliser, soutenir l'enfant".
Un voisin, Franck Pheulpin apporte une corde. Une voisine a appelé les pompiers tandis que les parents de l'enfant arrivent en courant. "J'ai passé la corde sous les bras du petit, il avait de l'eau jusqu'au cou, indique Franck Pheulpin qui, aidé du papa de l'enfant, va sortir également Carol Ravaz de l'eau. Elle a eu un sacré courage, heureusement qu'elle était là". L'intéressée relativise: "Heureusement que tout le monde était là", souligne-t-elle.
Après un examen de santé par le médecin des pompiers, le garçon a été autorisé à rentrer chez lui. Carol Ravaz, choquée et en hypothermie a été transportée au centre hospitalier de Manosque dont elle est ressortie en fin d'après-midi. "Merci, ce n'est pas suffisant, souffle Natalys Giraud. Je ne trouve pas les mots
Elle peut être fière d'elle". À l'école, les dangers du canal devaient être rappelés aux enfants.
Le républicain Lorrain.fr le 22/01/2011
ALISON, 17 ANS, A PU ÊTRE SAUVÉE
Alison est entourée de Philippe Faccinetto, le président du Judo-club de Saint-Julien-lès-Metz et de Jean-Pierre Pierre Pavan, son entraîneur qui lui a sauvé la vie. Photo Marc WIRTZ
Alison, 17 ans, licenciée au Judo-club de Saint-Julien-lès-Metz, doit la vie à son professeur de jiu-jitsu et à un défibrillateur installé au dojo. En décembre dernier, à l’entraînement, elle a été victime d’une attaque cardiaque.
A Lison est restée deux jours plongée dans un coma artificiel, dans un état jugé critique. Deux jours d’incertitude et d’angoisse pour sa maman, Isaura. Car la jeune fille de 17 ans a frôlé la mort, en décembre dernier, et ne doit la vie qu’à son professeur de jiu-jitsu et à un défibrillateur semi-automatique. L’histoire remonte à septembre 2010.
Alors qu’elle était déjà équipée de trois défibrillateurs financés par le CIC, la commune de Saint-Julien-lès-Metz ajoute trois autres appareils dans des lieux publics : la mairie, le centre socioculturel et le dojo. « J’ai été averti que nous aurions un défibrillateur, mais je pensais que nous n’aurions pas besoin de l’utiliser », raconte le président du Judo-club local, Philippe Faccinetto.
Le 15 décembre dernier, Jean-Pierre Pavan mène, à l’entraînement, un échauffement technique sans grande intensité. Dans les rangs des judokas, Alison est soudainement prise d’un malaise. « On a cru à une crise de tétanie, car elle avait du mal à respirer, explique Jean-Pierre Pavan. Puis, son cœur s’est arrêté de battre. Diplômé secouriste, Jean-Pierre Pavant effectue aussitôt les gestes de premiers secours avec d’autres encadrants du Judo-club. « J’ai alors pris le défibrillateur et j’ai suivi les instructions ». Pompiers et urgentistes du Smur prennent le relais. « Ils sont restés plus d’une heure et ont tous eu la même conclusion : l’utilisation du défibrillateur a sauvé Alison ».
Aujourd’hui, la jeune fille vit avec un défibrillateur implanté et a repris les cours au lycée Alain-Fournier, à Metz-Sablon. Il lui est interdit, durant deux mois, toute activité physique. Une punition pour cette sportive qui n’avait jamais eu d’alerte cardiaque. « Après, je pourrai faire du sport, mais plus de judo ni de taekwondo ni de jiu-jitsu. Fini les contacts ! », regrette l’adolescente. Du coup, Jean-Pierre Pavan et Philippe Faccinetto ont pensé à intégrer Alison dans le corps arbitral du club. Et, forts de cet accident, ils pensent à développer les formations à l’utilisation du défibrillateur. « Le club prendra en charge la moitié de la séance pour les judokas intéressés. Chez nous, on a l’habitude d’avoir des nez cassés, des entorses, mais pas d’infarctus du myocarde. »
Ludovic BEHRLÉ.
Publié le 22/01/2011
Monclar-de-Quercy. Sauvée de la noyade, elle va voir ses sauveteurs
C'est juste derrière le plongeoir que le drame s'est déroulé . /Photo DDM,
Sans l'intervention de l'ancien maître-nageur de la CRS 28 de Montauban et de son neveu, cette grand-mère venue de Bretagne n'aurait pu être ramenée à la vie. Quatre mois et demi après les faits elle va enfin rencontrer ceux qui l'ont «ressuscité».
C'est ce 31 août 2010, le dernier jour de fonctionnement de la base de loisirs de Monclar-de-Quercy. On commence à ranger le matériel et à terminer la saison estivale. Derrière le plongeoir une dame venue de Bretagne pour passer quelques jours auprès de sa petite fille Léa pense avec une amie qu'elle a pied dans ce secteur pour traverser sur une petite diagonale le plan d'eau. Hélas elle perd pied, panique, crie et disparaît dans la masse aquatique . Le temps qu'une personne de sa proche famille réagisse, elle a coulé On la ramène tant bien que mal sur la rive où se trouve Régis Alibert le chef de base qui raconte la suite : « D'abord c'est mon neveu Christophe Chanut qui a fait le bilan et les premiers gestes avant d'alerter les secours (pompiers et SAMU 82). Puis je suis intervenu. À ce moment-là Madame Josiane Audreno était en arrêt cardio-respiratoire, ses pupilles étaient dilatées. Elle présentait toutes les caractéristiques d'une noyée. On a procédé à des massages cardiaques. il a fallu treize minutes pour faire repartir le cœur. Puis j'ai continué par le bouche à bouche. Le défibrillateur n'a pas choqué. C'est normal. Au bout de 18 minutes la ventilation se refaisait. On a insufflé de l'oxygène, les pompiers venaient d'arriver. On voyait qu'elle respirait. Et dans la minute suivante le SAMU était aussi sur place . Elle a été prise en charge et dirigée sur le CH de Montauban et est restée en réanimation jusqu'au 8 septembre. Ensuite elle a poursuivi son rétablissement. » Malgré la gravité de l'incident et son arrêt cardiaque, un mois plus tard elle quittait définitivement le milieu hospitalier et reprenait sa vie normale de jeune grand-mère tout juste sexagénaire sans la moindre séquelle neurologique. Ce sauvetage fait la fierté de l'ancien maître - nageur de la CRS 28 de Montauban qui pendant trente ans fut un athlétique et efficace MNS sur la côte Basque. Et poursuit dans ce domaine à Monclar depuis. Il est tout heureux de voir, ainsi que son neveu, celle qu'ils ont sauvé et de partager un peu de la lumière enfin révélée de leur acte de bravoure plus loin que les berges du lac de Monclar. Il se dit même qu'une lettre de félicitations serait remise au secouriste efficace lors de cette séquence émotion qui tient du véritable miracle.C'est beau la vie.
La dépèche.fr du 07/01/2011 par Jean-Pierre FRANCOIS
Le dauphiné Libéré .com le 30/11/2010
ABONDANCE / HAUTE-SAVOIE
Une conductrice sauvée des eaux par des passants
La conductrice est restée bloquée dans 80 cm d’eau durant une dizaine de minutes. Photo DR
par la rédaction du DL le 30/11/2010 à 05:15
Le Parisien.fr le 02/11/2010
Trois détenus en canoë sauvent une femme de la noyade à Valence
Trois détenus qui s'entraînaient en canoë pour une course prestigieuse dans les Gorges de l'Ardèche ont sauvé jeudi de la noyade une jeune femme sur une base nautique de Valence, selon la police et les pompiers.
Accompagnés de trois gardiens, ces trois prisonniers de la maison d'arrêt de Valence regagnaient la berge de la base de l'Epervière lorsqu'ils ont aperçu, vers 11H00, "une personne qui se débattait dans le Rhône", ont dit les pompiers.
L'équipage est remonté dans l'embarcation, a pagayé jusqu'à cette femme de 39 ans "qui s'était vraisemblablement jetée à l'eau, et l'a sauvée", a complété la police.
Les détenus préparaient le Marathon des Gorges de l'Ardèche, une épreuve internationale de canoë-kayak qui se tiendra le 13 novembre.
Le parisien.fr le 02/11/2010
La fillette tombe du 7e étage dans les bras d’un passant
Un véritable miracle.Hier après-midi, une fillette de 18 mois a fait une chute du septième étage de son immeuble, rue des Pyrénées (XXe). Elle a été sauvée par la bâche d’un café.
Eric Le Mitouard | 02.11.2010, 07h00
Al’angle du cours de Vincennes et de la rue des Pyrénées, les habitants du quartier hésitaient encore, hier soir, à parler du véritable miracle qui s’est déroulé sous leurs yeux, tant l’émotion était forte. A 16 h 30, une fillette de 18 mois à peine a fait une chute du 7e étage de son immeuble.
Elle a d’abord rebondi sur la bâche rouge du café le Vincennes (fermé ce jour-là) avant d’être rattrapée… en plein
vol, par un passant.
« C’est le fils de ce monsieur qui l’a alerté… Aussitôt, l’homme s’est positionné juste sous la bâche et il a reçu la fillette dans ces bras. Au début, elle criait un peu, sans doute effrayée par sa chute. Puis elle s’est rapidement calmée », explique François, 23 ans, qui a été témoin de toute la scène.
En levant les yeux, les passants ont aperçu la grande sœur de la miraculée — quelques années de plus seulement — qui elle-même se penchait à la fenêtre de son appartement. Mais, très vite, des voisins sont intervenus pour empêcher un éventuel drame.
A quelques pas de la station de bus, les gens se sont rapidement approchés des lieux. Les témoins de la scène étaient encore sous le choc. « Ma mère en a pleuré, tellement elle a eu peur », raconte un passant. « Mais il a dû faire du
rugby pendant des années pour avoir un tel réflexe », estime un autre témoin encore surpris du geste du sauveteur.
Le Samu est arrivé dans les dix minutes, suivi de la police. Mais avant cela, en attendant l’arrivée des secours, le sauveteur a pris soin de la petite fille, enroulée dans un manteau. « Il est resté totalement humble. Il considérait sa réaction comme tout à fait naturelle », raconte François, après avoir interrogé cet homme aux cheveux blancs, accompagné de son fils et de son épouse. « C’est juste le hasard. J’étais là au bon moment. Je suis heureux pour cette petite fille », a simplement souligné l’homme. Médecin de profession, il a tout de suite estimé que la victime n’avait pas été blessée dans ce périple infernal. Une fois l’ambulance du Samu arrivée sur place, l’enfant a été pris en charge par les infirmiers. « Mais les secouristes ont semblé vite rassurés », ajoute un voisin.
Selon les témoignages recueillis dans le quartier, la fillette et ses sœurs seraient restées seules quelques instants, en l’absence de leurs parents. La chute est-elle la conséquence d’un jeu ? De la simple curiosité de l’enfant montée sur une chaise ? Les faits devront être précisés. « Dans l’attroupement, il y avait de la joie de voir ce fait divers bien se terminer. Mais aussi beaucoup de consternation, devant le danger et le drame qui aurait pu se passer sous nos yeux », souligne encore François.
Le Parisien
Midi Libre.com
Nimes. Nîmes Le promeneur sauve un homme tombé à l'eau
Peu après 16h30, hier, près des quais de la Fontaine à Nîmes, un homme d’environ 70 ans est accidentellement tombé dans le canal du Vistre de la Fontaine, apparemment au passage d’une voiture, tandis qu’il marchait sur l’étroit pont de Vierne. À proximité immédiate, Louis Champagne, 25ans, se baladait avec ses deux enfants et sa femme. Voyant la scène, cette dernière prévenait son mari, qui se déshabillait immédiatement pour plonger dans le canal et porter le malheureux jusqu’à une pierre saillante, sur le pilier central du pont, auquel les deux hommes restaient accrochés entre cinq et dix minutes, dans une eau avoisinant les 10°C. Une deuxième personne aurait alors tendu une échelle leur permettant de remonter sur le pont avant-même l’arrivée des secouristes.
Souffrant de légère hypothermie, les deux Nîmois ont été auscultés dans le camion des pompiers avant de pouvoir rentrer chez eux.
«Ce n’est pas le froid, c’est nerveux», expliquait, tremblant, le courageux sauveteur quelques instants plus tard. Déjà rhabillé et félicité par les policiers, ce quartier-maître de la Marine nationale, résidant à Nîmes, devait retrouver dans la soirée l’équipage du Charles-de-Gaulle, dont il fait partie.
«Je n’ai pas réfléchi, j’ai plongé», racontait-il simplement, surpris d’être soudain si entouré et soulagé d’avoir sauvé l’homme tombé dans le canal.
«Dans l’eau, je ne comprenais rien à ce qu’il me disait, mais comme il me parlait, je n’étais pas trop inquiet.» D. J.
Louis Champagne, Nîmois de 25ans, n’a pas hésité à plonger dans le canal de la Fontaine. Photos Fabrice ANDRÈS
Samedi, un garçonnet a été secouru par un policier en repos.
Ce petit garçon de 3 ans et sa maman ont eu la plus grosse frayeur de leur vie samedi matin, sur la Voie verte, à Trélissac, derrière un magasin de jouets.
Samedi, aux environs de 10 h 30, une mère de famille fait du vélo avec ses deux enfants, l'un sur un siège bébé dans son dos et l'autre, sur son petit vélo à côté d'elle. Sur la partie cimentée de la Voie verte que se partagent promeneurs, joggers et cyclistes, la famille est dépassée par un couple qui fait du sport. Quelques minutes plus tard, les deux joggers, qui sont deux policiers du commissariat de Périgueux, entendent la dame hurler. Un drame s'est produit. L'enfant est tombé dans l'Isle avec son vélo.
La mère, tétanisée par l'événement, ne peut réagir. Le policier, qui a repéré l'enfant dans la rivière grâce à son casque de vélo, décide alors de plonger pour le sauver. L'enfant est vite ramené au bord de l'eau sain et sauf après avoir reçu les premiers soins de la part des policiers. Le garçonnet a pu ensuite repartir avec ses parents encore sous l'émotion.
Aujourd'hui, les deux policiers, qui n'ont pas eu le temps de prendre le nom de la famille, aimeraient juste avoir des nouvelles de l'enfant. Ses parents peuvent contacter le commissariat de Périgueux au 05 53 06 44 44.
Le Dauphiné libéré du 17/09/2010
Abondance (Haute-Savoie)
Elle tombe dans la Drance : une automobiliste sauvée de la noyade
La conductrice du 4x4 qui a plongé dans la Dranse, s’en sort plutôt bien grâce à l’intervention d’un ouvrier qui travaillait à la perception et de l’adjudant-chef Laurent Letenneur qui se trouvait sur son balcon.
« J’étais sur mon balcon quand j’ai vu une voiture plonger dans la Dranse, je me suis précipité » explique l’adjudant-chef, Laurent Letenneur, commandant la brigade de gendarmerie de la Vallée.
Vendredi à 10 h 30, l'accident aurait pu avoir des conséquences tragiques si deux personnes, témoins de la scène, n’étaient pas intervenues.
« Un homme qui travaillait à la perception a vu la même scène et nous nous sommes retrouvés tous les deux dans l’eau, poursuit Laurent Letenneur. J’ai aidé le passager avant droit à sortir, pendant ce temps, l’ouvrier qui travaillait à la perception, maintenait la tête hors de l’eau de la conductrice. »
« Quand je suis arrivé, la dame était attachée à sa ceinture dans son 4X4 sur le toit, sa tête était dans l’eau elle était en train de se noyer, ajoute Bruno, ouvrier habitant Vacheresse. Il fallait faire vite, l’autre monsieur a forcé la porte et nous l’avons sorti pour la poser sur un îlot en pierre. »
La victime choquée, une dame de 66 ans de La Chapelle-d’Abondance, a été médicalisée dans le lit de la rivière avant d’être hélitreuillée par l’hélicoptère de la Protection civile, puis évacuée sur l’hôpital de Thonon. Son compagnon n’a pas été blessé.
par la rédaction du DL le 17/09/2010 à 15:58
La dépêche.fr du Samedi 28 Août 2010
Bagnères. Il a sauvé la vie d'un parapentiste
Pompier volontaire, Michel Petit a sauvé la vie d'un parapentiste, samedi à Campan./Photo José Navarro.
Sans l'intervention de Michel Petit, pompier bénévole à Bagnères-de-Bigorre, le parapentiste lot-et-garonnais Stéphane Lefèvre ne serait sans doute plus en vie. Samedi, vers 18 h 30, tout près de la piste de l'école de parapente de Campan, ce jeune homme d'une trentaine d'années est tombé sur une ligne 20.000 V, devant les yeux de Michel Petit, lui-même parapentiste. Il a accepté de revenir sur cet incroyable sauvetage.
Racontez-nous les premiers instants de l'accident.
J'avais fini de voler et je venais de ranger mon matériel quand, machinalement, j'ai levé la tête vers le ciel et j'ai vu arriver un parapentiste. Il a pris de plein fouet le vent d'est qui l'a déporté vers la ligne électrique. Cela a fait comme un éclair suivi de flammes. Il est passé au travers des fils électriques, sa voile s'est refermée, il a glissé et il est tombé sur la haie. Avec Loïc, un autre parapentiste, nous nous sommes précipités sur lui. Nous avons commencé par éteindre le feu qui le brûlait, avec nos mains. J'ai demandé à Loïc d'alerter les secours. Puis je lui ai dit de me donner un coup de main pour l'extraire de la sellette (NDLR : le siège dans lequel est assis le pilote attaché par des sangles). J'ai constaté que son pouls ne battait plus. Vous vous rendez compte ce que c'est qu'une décharge de 20.000 V ? J'ai commencé à lui inspirer de l'air dans la bouche et à lui faire des massages cardiaques. À quatre reprises, il est revenu à la vie. Mais son cœur s'arrêtait aussitôt.
Est-ce la première fois que vous êtes témoin direct d'un accident aussi grave ?
Depuis vingt-cinq ans que je suis pompier volontaire, cela ne m'est jamais arrivé. D'habitude, j'interviens toujours sur des alertes au sein d'une équipe de secours et avec du matériel. Là, les premières minutes qui ont suivi l'accident, j'étais un peu démuni. Avec les personnes qui se trouvaient autour de moi, nous nous sommes débrouillés comme nous pouvions. Ma qualité de pompier a permis d'organiser sereinement les premiers secours. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir. J'ai fait ce que j'avais à faire et les autres ont respecté mes consignes. Mes collègues pompiers sont intervenus en seulement dix minutes mais ce furent sans doute les minutes les plus longues de ma vie. Dans l'urgence, on perd la notion du temps. Maintenant, je comprends mieux l'angoisse des victimes et de leurs proches quand ils attendent les secours. Lors de l'évacuation de la victime par hélicoptère, j'ai été submergé par l'émotion.
Avez-vous le sentiment d'avoir sauvé cette personne ?
Je crois que dans son malheur, ce jeune homme a eu une chance extraordinaire. Je n'ose imaginer ce qui se serait passé si je n'avais pas été là. Les premières minutes d'arrêt cardiaque peuvent être fatales. Grâce à la réanimation, son cerveau a été régulièrement oxygéné. Cela prouve que les premiers secours, quand ils sont bien faits, peuvent sauver la vie d'un homme. J'ai le sentiment d'avoir servi à quelque chose. Je me rappellerai de cet accident jusqu'à la fin de mes jours.
« C'est un vrai miraculé »
« Quelques jours après l'accident, la famille de la victime m'a envoyé un SMS pour me donner des nouvelles. Stéphane est sorti du coma, il parle et il n'a pas de séquelles neurologiques. Il n'est même pas brûlé au 3e degré. Ses blessures ne nécessiteront pas de greffes. C'est un vrai miraculé. Je leur ai répondu que ces bonnes nouvelles me faisaient énormément plaisir et je lui ai souhaité bon courage et bon rétablissement. J'espère que je pourrai le rencontrer lorsqu'il sera pleinement rétabli. »
La Dépêche.fr du Mercredi 25 Août 2010
Pergain-Taillac. Il sauve son fils de la noyade
Hier, 15 heures à Pergain-Taillac. Mickaël Deauze recharge la mini moto de son fils. Mais il a la tête ailleurs. Une phrase d'un pompier d'Astaffort résonne encore dans sa tête : « T'as sauvé ton fils ! » Même deux jours après, Mickaël ne réalise pas. Eh oui, Mathias a fait une sacrée frayeur à ses parents, dimanche soir, en échappant à leur vigilance, tandis que son père pliait son lit de bébé et que sa mère rangeait la maison. Il a suffi de quelques secondes pour que le petit garçon disparaisse, secoue le portail de la mare comme un prunier et que le loquet cède.
C'est qu'à 2 ans, un enfant, ça galope ! Surtout Mathias, qui, à peine sorti de l'hôpital, s'amuse à porter les bûches coupées pour l'hiver et à les mettre dans la brouette. Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour aider son père !
Mickaël sourit en regardant son rejeton si gai dans la cour. Emmanuelle Denaux, la maman, hésite entre rires et larmes. Après deux jours passés à ses côtés, à l'hôpital d'Auch, elle réalise qu'elle aurait pu perdre son fils. Un stress post-traumatique bien compréhensible. Oui, mais Mathias n'est pas mort. Et ça, elle le doit à l'homme de sa vie. Un cadeau inestimable dont Mickaël est en train de prendre conscience.
« En fait, j'ai compris qu'il y avait un problème quand j'ai vu la porte ouverte. Je suis allé vers la mare, le portail était ouvert. Seule sa couche flottait à la surface. Il était noyé. J'ai sauté dans l'eau ; j'ai plus de portable, mais j'ai pas réfléchi. Il respirait pas. J'ai pris Mathias dans mes bras. J'ai fait deux poussées au thorax, puis j'ai insufflé de l'air deux fois dans ses poumons. Je l'ai entendu aspirer fortement. Et c'est reparti. Il a vomi, recraché l'eau, puis il s'est mis à pleurer. C'est là qu'Emmanuelle nous a vus et qu'elle a appelé les pompiers. »
« Ils ont été formidables, poursuit sa chère et tendre. Les infirmières, le pédiatre, les internes... Ils ont tous été super. Je les remercie pour tout. »
Mathias a eu de la chance. Il est rentré à la maison hier avec un traitement antibiotique, au cas où une éventuelle bactérie serait restée dans ses poumons. Certes, à l'avenir, les escapades dans la cour promettent d'être plus courtes. Son père a prévu de tout clôturer ce week-end. Mais le garçon n'a pas l'air traumatisé, tout occupé à rire dans les bras de ses parents. Plus tard, quand il sera grand, il n'aura pas besoin de regarder « Mon père, ce héros » en DVD. Le héros, il vit avec.